Imperméable, super-résistante, ultralégère… À l’heure de choisir la tente qui nous accompagnera durant notre traversée de l’Afrique, à vélo, en tandem… nous hésitons souvent ! Dotés des dernières innovations en date, les modèles proposés par les enseignes spécialisées, présentent tous le même critère rédhibitoire : leur prix. Si votre budget est serré. À tel point que vous renoncerez à notre achat et emporterez dans vos bagages une tente autoportante trois places, acquise en grande surface, pour moins de 25 €.

L’investissement pour une tente, pour quoi faire ?

De toute évidence, vous douterez de sa capacité à résister aux dix-huit mois de voyage qui s’annoncent. Toutefois, vos exigences devront être très limitées. En Afrique, vous aurez à faire à une météo plutôt clémente. Voici donc à quoi se résumeront nos attentes : obtenir un peu d’intimité, pouvoir dissimuler les bagages et surtout, être protégés des moustiques et autres bestioles volantes et rampantes peu fréquentables. Des besoins élémentaires que notre tente bas de gamme satisfera sans difficulté tout au long de notre périple à vélo. Elle ne montrera ses limites qu’une seule fois, sous un véritable déluge, au Malawi. Tachée, élimée, les fermetures éclair devenues capricieuses, elle finira sa vie en même temps que votre voyage. Néanmoins, votre investissement sera largement rentabilisé. Si la qualité a un prix, il n’est pas toujours celui qu’on croit. À chacun d’évaluer ses besoins et d’investir en conséquence. Nul besoin d’être équipé comme un alpiniste en partance pour l’Everest lorsqu’on s’attaque au tour de l’Ile de Ré !

L’achat d’une tente quatre-saisons

Vous pouvez faire le choix du confort, une tente deux places assez haute, de 4 kg, avec une bonne imperméabilité, classée en trois saisons… que vous pouvez transformer en quatre saisons ! En fait, la transformation est facile et cela vaut à peine le coup d’acheter directement une quatre saisons. Seul le vent est un véritable problème en hiver, et pour parer à cela, il suffit d’ajouter des cordelettes à plusieurs endroits et, surtout, des bavettes allant jusqu’au sol… Le tout en l’orientant correctement. On recouvrira ces bavettes de pierres, par exemple, pour éviter que le vent ne s’engouffre par-dessous et transforme le double-toit en parapente. De surcroit, ces bavettes se révèleront indispensables dans le désert… Là les sardines deviennent inefficaces, le sable maintiendra l’ensemble, y compris durant les tempêtes. Il faut aussi prévoir le cas des pays chauds, et donc choisir une structure autoportante, où le double-toit n’est pas indispensable, ce qui n’est pas le cas des tentes tunnel, par exemple ! Sinon vous serez condamnés à étouffer… Enfin, vous pouvez choisir une grande abside qui nous permettra de cuisiner à l’abri de la pluie mais aussi du vent et où l’on pourra étaler son bazar à son aise. Un confort très appréciable quand il pleut pendant des jours… En ce qui concerne la tente, une partie peut être en moustiquaire, ce qui permet de perdre un petit peu en chaleur, mais pas grand-chose, mais en pays chaud, c’est bien agréable. Vous aurez certainement des soucis avec les fermetures à glissière, qui lâcheront les unes après les autres. Vous serez certainement obligés de les changer. Faites bien attention de ne jamais les forcer, d’éviter les trop fortes tensions, ainsi que le sel, le sable, la boue… Préférez les arceaux en alliage, plus résistants et moins flexibles au vent. Il faut en prendre soin, ils n’apprécient pas les chocs répétitifs. Il faut les ranger correctement et bien protégés, et puis surveiller régulièrement les bouts de chaque arceau. Vous pouvez immédiatement les renforcer avec du ruban adhésif, s’ils commencent à se fendre, c’est mauvais signe… En dernier lieu, prévoyez un kit de réparation. Comme des tubes de diamètre juste supérieur.

 

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