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Patrimoine de la commune

La forge du Maréchal.

Lorsque j’étais enfant les soirs de printemps au sortir de l’école j’aimais rendre visite aux artisans qui étaient encore nombreux dans le village à cette époque d’immédiat après guerre.

La plupart d’entre eux ne supportaient pas très longtemps ma présence et me priaient d’aller voir ailleurs car je les dérangeais et mes questions incessantes les déconcentraient de leur travail. Je me réfugiais alors chez Monsieur ARNAUD qu’on appelait familièrement “ Le Maréchal” ; la forge était toujours ouverte et son propriétaire très avenant, aimait parler avec les enfants. C’est ainsi qu’au fil du moment je le voyais “recharger” un béchard, l’outil porté à blanc était retiré du foyer et Monsieur ARNAUD en soudait les nouvelles pointes en frappant sur l’enclume dans une gerbe d’étincelles . Il fallait plusieurs “ Chaudes ” pour terminer le travail et le Maréchal activait le feu avec un énorme soufflet de cuir. Il y avait aussi le ferrage, le fer neuf chauffé était appliquer sur le sabot du cheval dans une forte odeur de corne brûlée, tandis qu’un aide -souvent Marc ARNAUD pendant les vacances- éloignait les mouches avec un plumeau de crin.

Enfin, mais c’était beaucoup plus rare, il fallait ferrer les boeufs. Mais là, alors il y avait toute une mise en oeuvre bien différente, l’animal était placé dans une machine qu’on appelait “travail”, sa tête était immobilisée avec les courroies sur une plaque de bois solidement fixée, et son corps lui-même soulevé par des sangles qui lui passaient sous le ventre et que l’on tendait avec une sorte de treuil.

Maintenant la forge est muette, M. ARNAUD, son épouse et leur fils Marc disparus, mais lorsque je passe dans le bas du village devant la porte de ce qui était la forge je revois l’époque de mon enfance.

Article par M. Philippe AURENCHE

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Pour plus d'informations concernant le patrimoine,
contactez s'il vous plaît la mairie de Saint-Julien-du-Gua.