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"En passant…" exposition de photographies de Bernard Plossu à la Fabrique du Pont d’Aleyrac à Saint-Pierreville

Du 11 avril au 9 mai 2010 : "En passant…" exposition de photographies de Bernard Plossu à la Fabrique du Pont d’Aleyrac à Saint-Pierreville (vernissage le samedi 10 avril à 17 heures, et rencontre avec l’auteur le 17 avril à 15 heures)

Du vendredi au dimanche de 15 à 19 heures et sur rendez-vous.

Informations :
Tél. : 04 75 66 65 25
Courriel : mirabelbe@wanadoo.fr

Après l’Amérique, l’Afrique, l’Espagne ou l’Italie, Bernard Plossu, photographe et arpenteur du monde, marche et photographie les crêtes, les chemins, les châteaux, les villages d’Ardèche. Cinquante images en noir et blanc, de tout petit à moyen format sont présentées : la Vallée de l’Eyrieux, Saint-Pierreville, les territoires du Valdac parcourus en autocar, en voiture, à pied, sans lâcher son 50 mm, objectif le plus proche de l’oeil
humain.

Nos paysages entrent ainsi dans son mode de vie inséparable de sa pratique artistique. Photographiant comme il respire, il joue avec le bougé, le presque rien, l’atmosphérique, fuyant le pittoresque du voyage, échappant à tout genre, à toute mode. Il suit un chemin en solitaire qui aime la brume, concentre la lumière dans des miniatures qui nous obligent à nous approcher, à entrer dans l’image, à déchiffrer les traces et les strates, historiques, géologiques, humaines d’une route, d’un pan de mur, d’un buisson de ronces, d’une vieille affiche.

De lieux qu’il ne connaissait pas, il a rapporté des images qui, étrangement, semblent chargées d’une sorte de mal du pays. D’innombrables gris, des noirs luisants comme au cinéma produisent une sensation de familiarité très éloignée dans le temps.




Une façade, un improbable palmier devant une villa, un modèle d’automobile oublié appelle des détours enfouis de nos mémoires comme une page de Patrick Modiano. Bernard Plossu poursuit en Ardèche «une vision mystérieuse et climatique». Cette exposition révèle une vérité de nos paysages maintenant inscrite dans l’unité d’une oeuvre intimiste et poétique. Il aime cette phrase de l’écrivain Hermann Broch : «Il n’aurait pu indiquer pourquoi il choisissait cet instant fugitif, à peine saisissable, au lieu d’un moment plus imposant et mieux délimité». - C’est ça pour moi la photographie, dit-il.